Carnet de tournage
La naissance du projet d’après Oliver Stone
En 2300 ans la vie d’Alexandre n’a jamais fait l’objet d’une adaptation théâtrale. Je me suis souvent demandé pourquoi. Si je me suis précipité pour le film de 1956 avec Richard Burton, que j’ai adoré, ainsi que d’autres péplums grecs de l’époque, comme Hélène De Troie Et Les 300 Spartiates, ce fut sans doute plus pour leur costumes, la sensualité et le culte de dieux inconnus que pour leur qualité dramaturgique. C’était parce que l’imagination des Grecs me semblait audacieuse comparée aux Romains des films d’époque, plus militaristes et spartiates. Alexandre constitue sans doute l’un des protagonistes les plus purs de la tragédie comme l’un des plus grands paradoxes de l’Antiquité. Et pourtant, aucun dramaturge grec, romain, élisabethain n’a jamais porté sa vie à la scène…
Babylone, les fastes du Grand Roi, selon le chef décorateur
Babylone est indiscutablement le décor le plus riche que j’ai jamais réalisé, pas pour me faire plaisir mais parce que c’était assolement nécessaire. L’entrée d’Alexandre dans la ville est à l’apogée de sa conquête. Il n’a jamais vu une telle splendeur et n’a jamais rencontré une telle culture, par tant d’aspects, supérieure à la sienne. La conception a été assez rapide. En revanche, sa construction, qui a duré plus de quatre mois, a représenté un vrai défi technique et a demandé une quantité impressionnante de plans. J’avais décidé d’y intégrer les célèbres jardins suspendus de Babylone, de telle sorte qu’il s’agisse d’un palais à la fois fermé et ouvert sur l’extérieur. Une partie de l’entrée principale, la porte d’Isthar, existe encore. Notre décor reprend les briques de céramiques bleues sculptées d’animaux, d’arbres et de créatures mythologiques.
En 2300 ans la vie d’Alexandre n’a jamais fait l’objet d’une adaptation théâtrale. Je me suis souvent demandé pourquoi. Si je me suis précipité pour le film de 1956 avec Richard Burton, que j’ai adoré, ainsi que d’autres péplums grecs de l’époque, comme Hélène De Troie Et Les 300 Spartiates, ce fut sans doute plus pour leur costumes, la sensualité et le culte de dieux inconnus que pour leur qualité dramaturgique. C’était parce que l’imagination des Grecs me semblait audacieuse comparée aux Romains des films d’époque, plus militaristes et spartiates. Alexandre constitue sans doute l’un des protagonistes les plus purs de la tragédie comme l’un des plus grands paradoxes de l’Antiquité. Et pourtant, aucun dramaturge grec, romain, élisabethain n’a jamais porté sa vie à la scène…
Babylone, les fastes du Grand Roi, selon le chef décorateur
Babylone est indiscutablement le décor le plus riche que j’ai jamais réalisé, pas pour me faire plaisir mais parce que c’était assolement nécessaire. L’entrée d’Alexandre dans la ville est à l’apogée de sa conquête. Il n’a jamais vu une telle splendeur et n’a jamais rencontré une telle culture, par tant d’aspects, supérieure à la sienne. La conception a été assez rapide. En revanche, sa construction, qui a duré plus de quatre mois, a représenté un vrai défi technique et a demandé une quantité impressionnante de plans. J’avais décidé d’y intégrer les célèbres jardins suspendus de Babylone, de telle sorte qu’il s’agisse d’un palais à la fois fermé et ouvert sur l’extérieur. Une partie de l’entrée principale, la porte d’Isthar, existe encore. Notre décor reprend les briques de céramiques bleues sculptées d’animaux, d’arbres et de créatures mythologiques.
