Notes de Prod. : Il était une fois...

    en DVD le 28 Mai 2008

NOTES DE PRODUCTION

Imaginez des personnages de conte de fées débarquant dans notre monde. Imaginez le choc de la magie et du merveilleux face à notre quotidien... Bienvenue dans la réjouissante aventure à laquelle vous convient les studios Disney !
Giselle, une belle princesse vivant dans un fabuleux royaume de conte de fées, se retrouve bien malgré elle à New York de nos jours, expédiée là par une méchante reine qui veut se débarrasser d’elle. Pour la jeune fille, la rencontre d’un séduisant avocat va marquer le début de la découverte d’un monde étrange et bien moins enchanté que le sien, où les sentiments n’ont pas la même puissance, à moins que…
Comédie pleine d’énergie mélangeant allègrement le fantastique, l’action, la musique, l’animation traditionnelle, les effets numériques et les images réelles, Il Etait Une Fois est une comédie romantique magique, féerique et unique !

Il était une fois…une idée

Bill Kelly, le scénariste, raconte : « Tout a commencé par une idée un peu folle, de celles où on se dit « Et si… ? » et on laisse courir son imagination. Nous nous sommes demandé ce que ferait un personnage complètement innocent et candide qui se retrouverait dans notre monde moderne tellement cynique. Nous avons commencé à développer ce concept, mais nous nous sommes vite rendu compte que nous avions du mal à rendre un tel personnage crédible. Alors nous avons pensé que ce pourrait être un personnage de dessin animé… »
Le scénario proposé par Bill Kelly a tout de suite plu aux producteurs Barry Sonnenfeld et Barry Josephson. Ce dernier raconte : « Bill nous a soumis un scénario merveilleux, totalement original, dans lequel une princesse de conte de fées à la Disney passait du dessin animé traditionnel à un film en prise de vues réelles. L’idée était très tentante. »
Cette idée a su séduire de la même manière le réalisateur Kevin Lima, à qui l’on doit Tarzan, Les 102 Dalmatiens et Dingo Et Max. Ces films ont démontré que Lima était non seulement un inconditionnel du genre, mais aussi un réalisateur capable de jongler avec la technique de l’animation comme avec la prise de vues réelles. Ils étaient aussi la preuve qu’il savait respecter la sensibilité d’une l’histoire sans s’en sentir prisonnier.
Barry Josephson se souvient : « Dès notre première rencontre avec Kevin, il nous a enthousiasmés par sa vision. Il était évident qu’il saurait apporter au film une perspective, une vraie valeur ajoutée tout à fait personnelle. »
Kevin Lima explique : « En lisant le scénario, je me suis tout de suite dit qu’il était fait pour moi. J’ai commencé dans le dessin animé comme animateur, puis je suis devenu réalisateur d’animation. Je connais bien ce monde et je l’aime profondément. »
Le projet a pris toute sa dimension lorsque Kevin Lima et le scénariste Bill Kelly se sont mis à travailler ensemble pour façonner la meilleure histoire possible. L’une des contributions majeures de Kevin Lima a été de pousser encore plus loin la cohabitation entre les deux mondes, animé et réel, en replaçant des caractéristiques clés de l’univers des contes de fées dans notre monde, où on ne vit pas forcément heureux à jamais, et où on s’exprime rarement en se mettant à chanter !
Le producteur exécutif Chris Chase observe : « Je suis convaincu que seul quelqu’un possédant l’expérience des arts visuels de Kevin couplée à sa compréhension de l’héritage Disney était capable de mêler ces deux univers aussi intimement et aussi naturellement. »
C’est ce concept même de juxtaposition qui a mis le feu à l’imagination et à la sensibilité artistique de Kevin Lima. Il commente : « Le film commence dans un monde de dessin animé typique des films Disney. J’aime y penser comme à une sorte de « concentré de Disney »… Toutes les grandes histoires Disney, compactées en une scène d’ouverture de moins de dix minutes. Il Etait Une Fois est avant tout un film en prise de vues réelles, les personnages des scènes animées au début du film deviennent des gens réels. Il se passe des choses dans les Disney qui n’arrivent jamais dans la vraie vie, et c’est sur cette idée de base que joue tout le film. »
Bill Kelly remarque : « Travailler avec Kevin Lima nous a fait prendre conscience du fait que nous voulions dresser un portrait affectueux des personnages Disney. Nous éprouvons tous une tendresse pour l’héritage et l’histoire de l’animation Disney ; il s’agissait pour nous de prendre ces personnages emblématiques, ces idées et ces thèmes que l’on connaît tous si bien, et de les confronter brusquement, forts de toute leur innocence et de leur franchise, au cynisme de notre monde moderne. Il s’agissait de trouver l’équilibre sans trop tendre ni vers l’innocence ni vers le cynisme. »
Kevin Lima ajoute : « Le cynisme finit par s’éroder face à l’innocence. Giselle débarque dans notre monde avec toute sa candeur, ses grands yeux ouverts sur le monde. Elle accepte les choses et les gens tels qu’ils sont, et elle ouvre les bras à la vie… Elle finit par inspirer tous ceux avec qui elle entre en contact. Finalement, elle « enchante » tout le monde ! »

Giselle est un amalgame de personnages comme Blanche Neige, Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, Belle et la Petite Sirène, et comme pour toutes ces jeunes filles, chanter ses sentiments est pour elle tout naturel. Quand les mots ne suffisent plus, le chant prend le relais. Au début du film, Giselle essaie d’évoquer l’image de son prince idéal, l’homme qui lui accordera le plus beau cadeau dont puisse rêver une jeune fille : un baiser d’amour véritable… Pour dire à ses amis de la forêt ce qu’elle ressent à propos de celui qui sera son héros et de ce doux baiser qu’elle en attend, Giselle chante… et c’est sa chanson qui attire le Prince Edward et le fait entrer dans sa vie.
A Andalasia, les princes aiment eux aussi chanter, surtout en duo. A la recherche de quelqu’un pour chanter avec lui, Edward se précipite dans la forêt, guidé par la magnifique voix de la jeune fille.
Kevin Lima raconte : « Il se promène dans les forêts d’Andalasia à la recherche d’une jeune fille pour chanter à deux, et il entend Giselle chanter au loin. Comme tout prince Disney qui se respecte, il bondit sur son cheval. Malheureusement, un troll arrive le premier, et Edouard doit se battre contre lui pour atteindre la jeune fille. Heureusement, il gagne. Et Giselle et lui se regardent les yeux dans les yeux et commencent instantanément à chanter. Et ils décident à la même seconde de se marier. »
Mais comme souvent, le chemin de l’amour véritable est jonché d’obstacles. Pour Giselle, le premier est Narissa. L’odieuse reine ne veut pas qu’Edouard se marie, car alors elle perdrait son trône. Narissa se transforme donc en vieille mendiante et convainc par ruse Giselle de se pencher sur un puits des vœux ; elle la pousse alors dedans et Giselle se retrouve au centre d’un vortex magique. Les nuages tourbillonnants de poussière de fée transforment la jeune fille de dessin animé en être humain de chair et de sang, et la déposent au centre de Manhattan.
Après avoir passé toute une journée à chercher le chemin de chez elle, ou simplement quelqu’un prêt à secourir une demoiselle en détresse, Giselle est découverte par un avocat new-yorkais blasé et qui ne se fait plus d’illusions sur le monde, Robert Phillip, et par sa fillette un peu renfermée, Morgan. A la demande de la petite, Robert accepte d’héberger Giselle pour la nuit. Ce sera le point de départ de deux expériences nouvelles : pour Giselle qui va devenir plus réelle, et pour Robert, qui doit apprendre à accepter que l’innocence peut exister dans notre monde sophistiqué.
Kevin Lima observe : « Robert ne croit pas à l’existence de l’amour véritable, le grand amour, ni qu’on puisse le trouver au coin de la rue. Il ne croit pas aux histoires qui se terminent bien, au « ils vécurent heureux à jamais » si cher à Disney. Il est père d’une petite fille qu’il doit élever seul, sa femme l’ayant quitté il y a des années, et il a fait le choix de l’éduquer en lui apprenant à être autonome dans « le monde réel », celui qui ne fait pas de cadeaux. Il a choisi la voie de la raison et du pragmatisme, du cynisme… jusqu’à ce qu’il rencontre Giselle. Il est alors en quelque sorte illuminé par son innocence. La jeune fille croit que le « baiser d’amour véritable » attend chacun d’entre nous et que quand on trouve l’être aimé, on se met à chanter, on danse avec lui et on échange ce baiser merveilleux. C’est sa foi en cet idéal qui motive toute l’histoire du film, et le drame vient de ce qu’ils ne se regardent pas tout de suite les yeux dans les yeux… »

Personnages merveilleux contre New-yorkais

La magie de Il Etait Une Fois tient aussi à ce qu’il ne s’agit pas d’une seule sorte d’histoire. Kevin Lima explique : « Ce film relève de beaucoup de genres différents. Et c’est là qu’a résidé sa plus grande difficulté : mélanger des genres variés pour en faire un tout cohérent. Il y a de l’animation, de la comédie romantique, pas mal d’action et d’aventure, de la comédie musicale… Equilibrer toutes ces tonalités a été le tour de passe-passe du film. »
Chris Chase commente : « C’était un de ces défis créatifs typiques qui se présentent à vous quand vous travaillez avec Kevin Lima. Kevin aime rassembler des musiciens, des dessinateurs, des acteurs, des techniciens, des animateurs, dont chacun est au sommet de son art et apporte sa pierre à l’édifice pour l’aider à donner corps à sa vision. C’est l’une des raisons pour lesquelles lui et moi travaillons autant avec Disney : ils savent ce qu’est un artiste et comment il travaille, parce qu’ils font équipe avec des artistes depuis toujours. »
Le premier moment de magie s’est produit lorsqu’une jeune actrice montante, Amy Adams, est venue auditionner pour le rôle de Giselle. Kevin Lima était malade à ce moment-là, il avait 39,5° de fièvre et une seule envie : être dans son lit. Le magnifique travail d’actrice d’Amy Adams sur Junebug était encore à découvrir, et son visage était inconnu des membres de l’équipe présents. Et pourtant, son audition de 15 minutes s’est transformée en 45 minutes, et sa capacité à incarner une jeune fille naïve de manière naturelle, sans avoir l’air de jouer, est restée dans l’esprit du réalisateur, qui lui a confié le rôle.
Amy Adams explique : « Kevin et moi étions en phase. Il vient de l’animation, où il a acquis un exceptionnel sens visuel. Il comprend parfaitement ce que ferait un personnage animé, mieux que moi, et il m’a donc beaucoup aidée à cerner Giselle et à l’interpréter. Il a donné le ton. Bien sûr, j’ai toujours aimé les films Disney et leurs personnages. Comme beaucoup de petites filles, je voulais être une princesse. Mais être une princesse Disney est beaucoup plus difficile que ce qu’on croit ! C’est sûrement beaucoup plus facile si vous êtes né personnage de dessin animé. Blanche Neige ne m’impressionne plus : elle, elle n’a pas eu à faire ses propres cascades et à danser ! »
La jeune actrice ajoute : « J’ai adoré jouer une princesse amusante, espiègle et qui ait de l’épaisseur en tant qu’être humain. Quelle fille n’en aurait pas eu envie ? »

Amy Adams travaille dur, et n’a jamais tenu le rôle pour acquis. Elle confie : « J’ai fait pas mal de comédie musicale depuis l’adolescence et cela m’a bien aidée. Je me mets souvent à chanter dans le film parce que c’est ce que font toutes les princesses Disney. Cette composante musicale est très amusante. J’ai bien aimé aussi l’animation traditionnelle à la main dans le style classique de Disney. Quel honneur pour moi d’avoir été dessinée par des artistes aussi talentueux ! »
Pour le producteur Barry Josephson, le rôle de Giselle allait comme un gant à Amy Adams. « Elle était tellement dans le personnage que quoi qu’elle fasse, qu’elle chante, danse ou simplement parle, elle était complètement et totalement dans l’instant. Amy est très expressive et on sait tout de suite ce qu’elle ressent dans les moindres nuances. Elle donne énormément en tant qu’actrice, et propose quelque chose de nouveau à chaque prise. L’émotion fait intégralement partie de ce qui définit son personnage, et Amy est tout simplement magnifique. »
Ce parcours émotionnel était pour Amy Adams une des richesses du rôle. Elle explique : « Giselle découvre ce qu’est vraiment l’amour et ce que c’est d’être humain, d’avoir de véritables émotions. Elle se rend compte que la vie est bien plus complexe que ce qu’elle pensait jusque-là, et que tout ne repose pas sur une fin heureuse de l’histoire… Elle réalise que la vraie vie est plus riche, plus belle, plus profonde et plus intense que dans les contes de fées. C’est cela que j’ai vraiment aimé dans cette histoire, et ce parcours que j’ai adoré faire en tant qu’actrice. »

Pour jouer Robert Phillip, avocat spécialiste des affaires de divorce, le réalisateur et les producteurs ont choisi Patrick Dempsey, bien connu pour incarner le Dr Derek Shepherd dans la très populaire série Greys Anatomy et salué pour son travail au cinéma. Phillip est un homme concret et sérieux, qui ne croit plus aux histoires qui se finissent bien et essaie juste d’élever sa fille dans ce monde sans pitié qui est le nôtre.
Le réalisateur explique : « Je vois Robert comme le prisme du film, un personnage vulnérable qui ne comprend pas la direction qu’a pris sa vie. »
Très tôt durant la phase de casting, une lecture a été organisée pour évaluer la façon dont Amy Adams et Patrick Dempsey fonctionnaient ensemble. Tout le monde est tombé sous le charme...
A propos de son personnage, Patrick Dempsey commente : « Sa femme l’a quitté, et il élève seul sa petite fille. Et puis une princesse de conte de fées surgit dans sa vie. Il la croit d’abord folle... Par la suite, il franchit le pas et accepte de la croire et de comprendre sa vision des choses. »
Pour l’acteur, le plus difficile dans le personnage a été de rester en permanence sur la limite entre le film réaliste et la comédie romantique. Il explique : « Cet homme a eu le cœur brisé, et il adore sa fille. La question était pour moi de trouver comment faire accepter au public que Robert puisse tomber amoureux de quelqu’un comme Giselle. C’était délicat de jouer l’homme réel qui pénètre dans son monde imaginaire. Mais toute l’équipe a fait un travail fantastique en apportant un niveau de sophistication à l’histoire qui fait qu’elle fonctionne. Le challenge était de garder le réalisme du monde réel, de faire en sorte que la réalité reste solide. Je devais rester concentré et équilibré, normal. Mon personnage est d’abord un père, et tout ce qu’il fait, il le fait pour sa fille. D’une certaine manière, il représente le public. En me voyant, les spectateurs se demandent ce qu’ils feraient, eux, dans cette situation plutôt bizarre. Est-ce qu’ils laisseraient entrer cette fille étrange chez eux ? Et dans leur vie ? A moi de trouver comment les convaincre. Giselle est une princesse qui atterrit dans le monde réel, et je suis un mec normal qui découvre un monde de conte de fées. Tout ça est un peu complexe… »
Etre « le type ordinaire » au cœur de cette comédie a beaucoup plu à Patrick Dempsey, qui commente : « Le film parle de l’amour, le vrai. Il y a aussi un équilibre très plaisant : c’est un film qui vous emmène ailleurs, qui vous amuse tout en étant très actuel, et qui possède quelque chose de ces vieux films qu’on aime avec des numéros chantés. C’est bizarre, original, amusant… et difficile à faire ! Je ne chante pas, mais je crois que cela aide aussi les spectateurs à se sentir proches de mon personnage, parce qu’ils ne chantent sans doute pas beaucoup, eux non plus, dans leur vie de tous les jours ! »

Les princes, par contre, chantent beaucoup, au moins dans les films d’animation. Le Prince Edouard chante, se pavane, se lance dans une quête à la recherche de l’amour, enfin bref, se comporte comme un prince tout à fait classique. C’est James Marsden qui l’interprète, davantage connu pour son travail sur les X-men que comme tête couronnée. C’est d’ailleurs précisément ce qui l’a attiré. Il raconte : « C’était une merveilleuse chance de faire un film que mes enfants puissent voir. J’ai un fils de 6 ans et une fille de 2. Je ne vais pas souvent au cinéma ces derniers temps, et quand j’y vais c’est pour voir des films familiaux. J’ai pensé que ce serait sympathique de faire un film pour toute la famille, et particulièrement pour mes enfants !
« La juxtaposition de ces personnages parfaits, iconiques, que sont Giselle et Edward, avec le New York d’aujourd’hui et son cynisme est une source d’humour très riche. L’une des principales difficultés du rôle est que vous interprétez un personnage idéal, sans défaut, un Prince Disney, et qu’il faut continuer ensuite dans le monde réel. D’un seul coup, vous vous retrouvez sous la lentille du microscope et tout doit être parfait. »

Kevin Lima remarque : « James Marsden a touché juste dans son mélange de grandeur royale un peu suffisante, son côté un peu bravache, et sa sincérité. Jimmy joue magnifiquement ce côté plus vrai que nature, il est beau comme un prince et il a en plus cette sorte de lumière intérieure… Il a su se montrer théâtral sans que le personnage en pâtisse. »
Chris Chase se souvient : « L’audition de Jimmy a été comme celle d’Amy : ils sont arrivés et ont tout de suite été dans la peau de leur personnage. C’était parfait. Kevin a été réellement soulagé après ces deux auditions parce qu’il a alors commencé à croire pour de bon qu’il était possible de donner vie à ces personnages tels qu’il les imaginait. »
James Marsden confie : « Il Etait Une Fois est un authentique hommage à tous ces grands Disney, et quand ces personnages féeriques se retrouvent dans le monde réel, on dirait des extraterrestres qui se baladent dans Manhattan… C’est très drôle. Le Prince Edouard est un personnage génial, un type trop sûr de lui, plein de sa propre importance… mais de manière naïve, franche, saine et innocente. »

Timothy Spall, comédien comique britannique et grand acteur dramatique, apporte lui aussi un humour sain et sans ambiguïté au personnage de Nathaniel - « un vrai méchant de bande dessinée » - à la solde de la Reine Narissa. C’est à lui que revient le rôle très négatif de celui qui essaie d’empoisonner Giselle, à la demande de la méchante reine. Le pauvre est amoureux de Narissa mais heureusement pour lui, il ne se doute pas une seconde que celle-ci le méprise et se sert de lui.
Timothy Spall se souvient : « J’ai trouvé le scénario malin et très maîtrisé. C’était une histoire très divertissante et j’ai aimé la vision inédite des grands Disney que j’avais vus enfant. Mais c’était surtout un film qui existait par lui-même, remarquablement écrit, avec une histoire fabuleuse et des personnages magnifiques, drôles, romantiques… Un vrai divertissement comme il y en a peu ! Je me suis dit que s’ils voulaient bien de moi, je serais plus qu’heureux de jouer dans ce film. »
Barry Josephson commente en souriant : « James Marsden et Timothy Spall jouent une bonne part du film face à un écureuil en images de synthèse, et quand ce genre de chose arrive à un acteur, il a plutôt intérêt à avoir le sens de l’humour. Tous deux ont effectivement beaucoup d’humour, et ils ont interprété leur personnage avec une joie tout à fait perceptible à l’écran. »

Une autre des réjouissantes surprises de Il Etait Une Fois est la participation de la superstar de Broadway, Idina Menzel. Celle-ci explique : « Je suis une vraie New-Yorkaise de cœur, exactement comme Nancy, mon personnage. Je la connais et la comprends. Quand vous vivez dans cette ville, vous avez tendance à devenir blasé, et il faut faire un effort pour se souvenir qu’il existe aussi des gens qui vivent pour leurs rêves et qui croient que les contes de fées arrivent dans la vie. Ce film vous le rappelle de façon très efficace ! C’est un savoureux mélange des genres, une comédie musicale, avec laquelle bien sûr je suis particulièrement à l’aise, un film d’animation, un conte de fées, un film d’action…. Et une grande comédie romantique ! J’ai été séduite par l’idéalisme du film. New York est souvent dépeinte comme une ville dure, impitoyable, où la compétition est rude. Giselle lui apporte une énergie vibrante et colorée. Même mon personnage et celui de Patrick sont contaminés par son idéalisme. Et même si on essaie de résister à cette attirance pour l’espoir et l’enchantement, on ne peut s’empêcher de ressentir quelque chose de spécial à son contact, et d’apprendre d’elle. Nancy est très ambitieuse et acharnée dans son désir de réussite, mais c’est aussi une romantique désespérée – ce qu’elle cache bien en essayant de paraître plus froide qu’elle ne l’est en réalité. Elle avance et attrape ce qu’elle peut au passage, quel que soit l’aspect et la forme de l’amour dans notre monde moderne… »

Dans la formule classique du dessin animé, il n’y a pas que des princes et des jolies demoiselles, il y a aussi des méchants. L’équipe du film a eu du mal à croire à sa chance lorsque Susan Sarandon a accepté d’incarner Narissa, la reine au cœur noir, grandiose et magnifique…
L’actrice oscarisée explique : « Ce film est original et il vous inspire, parce qu’au contraire de beaucoup d’héroïnes de contes de fées, Giselle est non seulement forte, mais elle est aussi un grand rôle féminin. J’ai adoré qu’ici, ce soit la princesse qui soit courageuse et sauve le prince ! Les personnages Disney avec lesquels nous avons tous grandi sont traités de façon complètement originale, très moderne, et tout le style du film est lui-même très inhabituel. J’ai aimé aussi que l’on y retrouve de l’animation à l’ancienne. Les concepts de films originaux sont rares, et celui-ci est une vraie pépite ! »
Kevin Lima note : « Susan Sarandon peut tout jouer. Elle est passée du dessin animé à une méchante grandiose, avec une magnifique condescendance et un superbe sens de la théâtralité. Elle est partie de ce qu’elle a fait pour le personnage animé - à la fois pour la reine et pour la vieille femme en haillons - et les a parfaitement « recalibrées » pour leur interprétation en prise de vues réelles. C’est tout simplement époustouflant de la voir faire ! Même sous tout le maquillage qui la vieillit, on voit son jeu. Rien qu’avec son regard, on comprend tout. Et c’est délicieusement effrayant à regarder ! »
Barry Josephson ajoute : « Il y a beaucoup de joie et de passion dans la méchanceté jouée par Susan. Nous avons eu la chance qu’elle ait eu envie de jouer ce rôle pendant presque cinq ans. Elle était tellement impliquée qu’elle a beaucoup travaillé sur le personnage, nous faisant passer des notes sur le script… Elle était vraiment passionnée. Et ce qu’elle nous a donné dès son tout premier jour sur le plateau… c’était magique. Elle voulait être purement, magistralement mauvaise. Mais ce n’est pas une méchante traditionnelle : elle et Kevin fonctionnent ensemble d’une manière tout à fait spéciale. »

La jeune Rachel Covey est Morgan, la fille de Robert. La plus jeune interprète du film explique : « Morgan est censée avoir 6 ans dans le film, mais chut ! J’en avais presque 8 au moment du tournage… Morgan est très gentille, et c’est pour cela que je l’ai jouée… parce qu’elle me ressemble beaucoup ! »

Des touches de magie

Pour les cinéastes, il était important de rendre hommage au genre qu’ils réinventaient. Kevin Lima explique : « Très tôt, nous avons décidé de placer dans le scénario des évocations de tous les Disney traditionnels. Nous avons semé au fil du parcours des personnages de nombreuses idées et arcs émotionnels tirés des classiques comme Blanche Neige, Cendrillon ou La Belle Au Bois Dormant. Nous avons cherché comment introduire des choses comme une pantoufle de verre, ou une pomme empoisonnée - surtout le moment où elle mord dedans, que la pomme tombe, et qu’on voit le bras du personnage heurter le sol et la pomme rouler plus loin… Nous avons appelé ces instants les « moments de princesse » du film. Et ils sont nombreux ! »
« Ensuite, nous avons pensé qu’il serait amusant de pousser les choses encore un cran plus loin. Nous avons donc repris contact avec plusieurs des femmes qui avaient prêté leur voix à des princesses Disney. »
Ainsi, Jodi Benson, la voix de la Petite Sirène, joue Sam, l’assistante de Robert. Paige O’Hara, voix de Belle dans La Belle Et La Bete, incarne Trish, actrice dans un soap opera. Et Judy Kuhn, voix chantée de Pocahontas, joue une femme qui a des enfants et rencontre Edward trop tard.

Le scénario contient plusieurs autres « coups de chapeau » plus ou moins importants au studio et à son héritage, visuels ou verbaux. Robert représente un client dont le nom de famille est Banks, comme la famille de Mary Poppins ; Giselle se reflète dans des bulles de savon comme dans Cendrillon, la Reine Narissa se reflète dans de l’eau, et dans tout depuis des bouteilles de verre jusqu’à une marmite de soupe (« Miroir, mon beau miroir… » dans Blanche Neige), Giselle rencontre un nain bougon en qui elle croit reconnaître Grincheux…
Chris Chase commente : « La beauté de la chose est qu’un spectateur qui ne remarquerait rien de tout cela n’en pâtirait absolument pas. Ce sont juste des clins d’œil en plus pour ceux qui ont grandi avec les grands classiques Disney… »

Pour finir, que serait une adorable et jolie princesse, en dessin animé ou en chair et en os, sans son inséparable compagnon ? Voici donc Pip. Kevin Lima explique : « Pip est un tamia, un petit écureuil à pelage rayé en images de synthèse que j’adore parce qu’il représente un de ces rares éléments où vous obtenez exactement ce que vous aviez imaginé. Je me souviens que sur le plateau, je m’asseyais, je visualisais l’endroit où se tiendrait Pip, je jouais ses mouvements, ce qu’il dirait, comment il bougerait pour que tout le monde autour de moi le voie… Je disais des trucs comme « Et là, il saute sur la tasse, et puis il te regarde et il crie… SQUIIIIIK ! ». Je me prenais au jeu, et les autres me regardaient et je voyais bien qu’ils se disaient que j’étais un peu frappadingue… »
« Depuis les tout débuts du projet, j’ai tout de suite su à quoi il ressemblerait. Le voir maintenant en images de synthèse, rendre encore mieux que ce que j’avais imaginé, c’est géant ! J’adore que nous ayons réussi à créer un personnage qui s’exprime sans une seule parole. Vous savez exactement ce que Pip pense ou ce qu’il veut dire simplement à la manière dont il hausse ses épaules, se penche, se touche la tête, ou par ses expressions… Tout le crédit en revient aux animateurs, c’est grâce à eux que le jeu d’acteur de Pip paraît si réaliste et si expressif. Pip est un témoignage de ce dont est capable l’art de l’animation quand il est à son sommet. »
Pip est muet pendant pratiquement toute la durée du film… mais il crie ! Et ses cris ont été faits par Kevin Lima lui-même. Celui-ci raconte : « Cela s’est fait naturellement, par nécessité. Quand nous avons commencé à réunir les éléments réels et les images de Pip, il a fallu monter un peu de dialogue dessus. Et il fallait que le rongeur ait une présence au-delà des dessins. J’ai commencé à enregistrer quelques cris pour le rendre un peu plus vivant. Mes collaborateurs ont trouvé ça drôle, et voilà comment c’est venu… »

Le monde enchanté d’Andalasia

La création d’images animées demande davantage de temps que celle d’images filmées. Le travail sur la partie animation dessinée à la main, d’une durée totale d’environ dix minutes, a donc commencé neuf mois avant le début du tournage. Kevin Lima explique : « J’ai voulu travailler avec James Baxter en raison de son parcours avec le studio : il a collaboré à cinq longs métrages Disney et un court. Il sait mieux que personne ce que c’est d’être un animateur Disney, il connaît sur le bout des doigts cet univers. Et surtout, c’est un acteur phénoménal avec un crayon ! Il sait comment rendre instantanément vivants des personnages animés ; en trois coups de crayon, ils existent… »
Kevin Lima a travaillé étroitement avec les animateurs pour créer les personnages animés. Un an avant le premier jour de tournage, le réalisateur et ses collaborateurs ont commencé à constituer une collection d’ « images de développement » destinées à être utilisées comme références par les animateurs. Rassembler des éléments reconnaissables provenant de différents films animés – tel château, telle maison… -, tous disparates car relevant de styles très variés, rendait la création d’un graphisme cohérent très délicate. Mais progressivement, bien que différentes personnes aient réfléchi chacune de leur côté à ce à quoi allait ressembler Andalasia, une tendance commune s’est profilée. Ce « concentré de Disney » se rapprochait de l’Art Nouveau, un style architectural et décoratif très en vogue au début du XXe siècle, caractérisé par des lignes fluides inspirées par la nature. Ce style aux courbes douces contraste fortement avec les lignes droites, verticales et horizontales, de New York.
Il était très important pour la réussite du film que les deux univers, animé et réel, se fondent sans heurt. Pour y parvenir, les décorateurs d’Andalasia et de Manhattan ont travaillé ensemble. Kevin Lima explique : « Amy Adams avait déjà été retenue pour incarner Giselle quand nous avons commencé à travailler sur l’animation. James Baxter et moi avons donc commencé par dessiner les personnages puis le monde dessiné à la main. Nous avons travaillé avec la chef costumière, Mona May, pour s’assurer que tout ce que pourrait dessiner James pourrait être recréé en vrai. Nous voulions que les costumes contribuent à définir le symbolisme individuel de chaque personnage. Edward, par exemple, devait avoir le même costume sous sa forme animée et sous sa forme humaine. Un personnage de dessin animé ne change jamais de costume, et nous avons exploité cette idée. Au moment où l’animation a commencé, tous les acteurs avaient été choisis, sauf Pip évidemment, mais ce n’était pas essentiel : nous savions que nous n’aurions pas à faire de casting d’écureuils vivants pour en trouver un qui lui ressemble ! »
Des séquences de référence en prises de vues réelles ont été tournées avec les acteurs que l’on retrouvait dans les deux mondes - Amy Adams, Susan Sarandon, James Marsden, Timothy Spall, et Idina Menzel - afin que leurs versions animées non seulement leur ressemblent, mais bougent comme eux. A partir de ces images-modèles, les animateurs ont pu alors retenir l’essence des acteurs, leurs regards, leurs gestes, afin de fonder leur animation dessus.

James Baxter, vétéran de l’animation chez Disney a rassemblé une équipe d’artistes et techniciens de très haut niveau dont beaucoup avaient travaillé chez Disney. Parmi ceux-ci figurent l’animateur Andreas Deja et la directrice artistique Lisa Keen, le producteur de l’animation Ron Rocha, le superviseur de production de l’animation Todd Popp, le peintre des décors Christophe Vacher, l’artiste layout Craig Elliott, le consultant concepts Troy Quane, et le storyboarder Kevin Farrell.
James Baxter confie : « Ce qui m’a plu le plus sur ce projet, c’est son côté nostalgique, ce concept d’éléments de dessins animés à l’ancienne qui deviennent réels. Cette idée de travailler sur quelque chose de complètement neuf nous a tous beaucoup enthousiasmés. En un sens, nous devions représenter un nouveau personnage avec une idée nouvelle derrière, mais en même temps, il fallait que le personnage dégage ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’on l’analyse tout de suite comme un personnage classique, avec tous les sentiments et la chaleur qu’on y associe. C’était à mes yeux le plus excitant. »

New York : Le choc de la réalité

Pour Giselle, passer de son monde de dessin animé fantasmagorique à Manhattan est tout sauf facile. Kevin Lima explique : « Il fallait jeter le personnage dans la pire situation possible. Dans une des premières versions du script, elle atterrissait à Central Park, mais je pensais que c’était trop doux. Le contraste devait être plus fort, le choc plus grand ! C’est pour cela que la pauvre se retrouve à grimper une échelle pour s’extraire d’une bouche d’égout en plein milieu de Times Square… »

La musique, les chansons et la danse

Il Etait Une Fois a bénéficié de la contribution de deux très grands noms pour la musique et les chansons : Alan Menken et Stephen Schwartz. Menken raconte : « J’ai commencé à travailler sur le film il y a quelques années, aux tout premiers stades de son développement. Les choses ont accéléré à l’automne 2006. Stephen est venu me rejoindre, c’était formidable de pouvoir travailler ensemble à nouveau. »