Notes de Prod. : Les Cinq Légendes

    en DVD le 28 Mars 2013

Notes de tournage...

4 décembre 2009 - Leonardo DiCaprio sera un 'Guardian'

C’est une grande première pour Leonardo DiCaprio : celui qui est passé d’attrape-midinettes dans Titanic à acteur fétiche de Martin Scorcese s’apprête à passer un nouveau cap dans sa carrière, puisqu’il va prêter sa voix au personnage de Jack Frost dans The Guardians.

Dans cette prochaine épopée animée et délirante made in DreamWorks, Jack Frost, issu de l’imaginaire enfantin, est un personnage qui annonce l’hiver, et il est flanqué de quelques-uns de ses "compatriotes" célèbres comme le Père Noël ou le Marchand de Sable. Tout ce beau monde unit ses forces et ses superpouvoirs (oui, les yeux rouges du Lapin de Pâques, c’est sûrement à cause de ses rayons lasers) afin de lutter contre Pitch, un monstre qui sème la terreur chez les enfants. The Guardians est réalisé par Peter A. Ramsey, qui a contribué aux dialogues de Shrek Le Troisième, et est inspiré d’une histoire de William Joyce, à l’origine de Robots et Bienvenue Chez Les Robinson.

leonardo di caprio

Mais pour voir comment Leonardo DiCaprio se débrouille en homme d’hiver, il faudra attendre encore un peu, puisque ce nouveau projet, qui s’ajoute au million d’autres auxquels il est rattaché, ne sera pas prêt avant novembre 2012. Trois ans sans lui, c’est long ? Pas de panique : en février prochain, on aura droit à une petite injection de Leo puisqu’il sera à l’affiche de Shutter Island, de Martin Scorcese… Rien à voir avec The Guardians, mais ça devrait le faire aussi !

Est-ce qu'ils se connaissent ?

En 1998, Mary Katherine, la fille de William Joyce alors âgée de 6 ans, demande à son père si le Père Noël et le Lapin de Pâques sont amis. D’abord intrigué par la question, l’auteur et dessinateur réfléchit un moment, puis répond «Oui!» avec enthousiasme. Dès lors, il se met à imaginer des histoires merveilleuses pour Mary Katherine et son petit frère Jackson, dans lesquelles ils retrouveraient non seulement le Père Noël et le Lapin de Pâques, mais aussi Jack Frost, la Fée des Dents, le Marchand de Sable, l’Homme de la Lune et même le Croquemitaine. Tandis que ces récits gagnent en envergure, Joyce comprend qu’il y avait là un potentiel formidable.

Mais quel genre de voix le personnage du Père Noël pourrait-il bien avoir ?

D’après les ouvrages de Joyce, le Père Noël est le chef des Gardiens mais il doit son titre à l’Homme de la Lune, «qui veille avec sagesse sur le monde», selon Ramsey, et qui l’a choisi il y a plusieurs siècles.
«Quand l’Homme de la Lune a compris qu’il fallait constituer une équipe de gardiens pour protéger les enfants de la Terre de Pitch, il a d’abord choisi Le Père Noël», affirme Joyce. Pour l’écrivain, ce dernier, quand il était jeune, était un cosaque maniant l’épée, «le guerrier et voleur le plus exalté de toute la Russie», jusqu’à ce qu’il devienne le protecteur des enfants.

A personnages de légende, artistes de légende...

Wiliam Joyce explique qu’il s’est nourri de plusieurs sources d’inspiration pour ses ouvrages. «Comme il y a très peu d’éléments sur le passé des protagonistes, j’ai emprunté des choses à d’autres univers – la mythologie gréco-romaine, les contes de fée, Tarzan – que je me suis réappropriés pour qu’ils correspondent à chaque histoire», rappelle l’écrivain. Les dessins qui en ont résulté étaient d’une telle sophistication qu’ils ont fourni une solide base de travail à l’équipe du film. «Nous nous sommes entièrement inspiré de la mythologie de William Joyce, qui est fantastique et féerique», souligne le chef-décorateur Patrick Hanenberger. Il était primordial pour la production que le film ait un style visuel bien à lui, distinct de celui des livres. Hanenberger, qui a fait ses débuts chez DreamWorks Animation en 2004 comme dessinateur (Nos Voisins, Les Hommes, Bee Movie, DrÔle D’abeille, Monstres Contre Aliens), et qui a ensuite été promu directeur artistique pour la série télé Monsters Vs. Aliens: Mutant Pumpkins From Outer Space, s’explique : «Comme toute l’histoire repose sur la confiance et la croyance, il fallait que le spectateur croie à ces personnages. C’est ce qui a limité certains de nos choix artistiques. Si on crée un décor ou un personnage trop surréaliste, le public n’adhérera pas à ce qu’on lui raconte. Et si c’est trop proche de la réalité, ce n’est plus un film d’animation. Pour nous, la grande difficulté a consisté à trouver le bon dosage car il fallait que ce soit un film d’animation qui soit aussi réaliste que possible».

...Sans oublier un compositeur de légende.

Le rôle de la musique dans Les Cinq LÉgendes est déterminant. La production savait qu’il lui faudrait une partition d’une envergure comparable à celle de l’intrigue. Alexandre Desplat (Le Discours D’un Roi, Fantastic Mr Fox), quatre fois cité à l’oscar, s’est imposé comme le seul compositeur envisageable.

La petite fille tient enfin sa réponse

Cela fait près de quinze ans que la fille de William Joyce a posé une question innocente à son père : «Est-ce qu’ils se connaissent ?» Les auteurs des Cinq LÉgendes évoquent un film qui s’est fait avec amour. Joyce espère que le public retrouvera sa capacité d’émerveillement et sa foi dans l’enfance après la projection. «Je suis ravi que tous ceux qui ont découvert les Gardiens dans mes livres puissent les retrouver à l’écran», dit-il. «Car ces personnages méritent notre affection et notre confiance : ils sont plus nobles encore qu’on pouvait l’imaginer». «Le spectateur aura envie de se plonger dans cet univers»,