La Naissance du film
Avec TERRI, le réalisateur Azazel Jacobs sort du milieu bohème de New York abordé dans MOMMA’S MAN - présenté en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008 - pour jeter un regard sans compromis sur la difficulté d'être différent dans une petite ville américaine. “MOMMA’S MAN était un récit personnel, mais je voulais arrêter ce filon pour quelque temps,” déclare Jacobs. “Cette fois, je souhaitais raconter l'histoire de quelqu'un d'autre. Pour pouvoir mûrir en tant que réalisateur, j'avais besoin de faire quelque chose qui me mettait sur un terrain plus instable."
TERRI, le nouveau film de Jacobs, s'inspire d'une série de nouvelles liées les unes aux autres et écrites par Patrick Dewitt. Jacobs s'est rendu compte qu'il y avait un personnage qu'il ne pouvait pas chasser de son esprit : un lycéen radicalement différent de ses camarades et découvrant la vie. “Une des nouvelles parle de Terri et j'ai pensé que je pouvais raconter cette histoire" dit-il. Même si je suis issu du cinéma indépendant, les histoires hollywoodiennes des années 80 sur l'entrée dans l'âge adulte ont aussi eu un fort impact sur mon parcours de réalisateur, que j'aie connu ces problèmes ou pas." Jacobs demande de l'aide à la productrice Alison Dickey pour que deWitt développe la nouvelle en un véritable scénario. Le réalisateur rencontre Dickey pour la première fois peu après la fin de ses études universitaires, lorsque son court-métrage KIRK AND KERRY remporte le Grand Prix du Jury du Meilleur Court-métrage Dramatique au Festival du Film de Slamdance en 1997. “On aurait dit que tout agent ou représentant de studio à Hollywood voulait voir ce film semi-expérimental et semi-narratif de 26 minutes", dit Jacobs. “J'ai envoyé des copies à tous ceux qui en demandaient, ce qui représentait un certain coût. Une des rares personnes à m'avoir répondu est Alison Dickey. Sa lettre m'était donc particulièrement précieuse. Je suis resté en contact avec Alison. Elle est venue à mes avant-premières. On espérait pouvoir trouver le bon projet pour travailler ensemble." Dickey commence à suivre le travail du réalisateur et assiste aux festivals où ses films sont présentés. “J'ai aimé le voir mûrir en tant que réalisateur", dit-elle. "Aza est un metteur en scène sympa, incroyablement gentil et ouvert qui sait rester réaliste. Il a un goût sûr, d'excellentes intuitions et est très honnête quant à ses sentiments." Lorsque Dickey découvre MOMMA’S MAN au Festival de Sundance en 2008, elle reconnaît dans le travail d’Azazel un talent exceptionnel de réalisateur, un film extrêmement personnel et très assuré. Elle organise alors un autre rendez-vous avec Jacobs, qui lui présente un extrait du manuscrit de Patrick Dewitt. “Aza voulait en faire un film", dit-elle. “Il me l'a fait lire et je me souviens avoir pensé deux choses. Primo, qui est cet auteur d'exception ? Et deuzio : il faut absolument que je fasse ce film." “J'ai adoré le monologue intérieur du personnage de Terri, son regard à la fois incroyablement mature et innocent sur le monde", poursuit-elle. “Il y avait une vraie sensibilité sur la façon dont les adolescents communiquent aujourd'hui."
Grâce au financement de David Guy Levy de Periscope Entertainment, deWitt et Jacobs ont façonné une histoire de passage à l'âge adulte touchante et non conventionnelle. Jacobs a également donné le manuscrit à Alex Orlovsky, un des producteurs de MOMMA’S MAN. “Je l'ai lu et je lui ai dit que je ne voyais pas comment il pouvait être adapté à l'écran," affirme Orlovsky. “A vrai dire, c'était aussi ma première réaction pour MOMMA’S MAN. Je l'ai lu sans trop m'attarder, je trouvais qu'il n'y avait pas vraiment matière à développer. Puis Aza m'a présenté ses parents, les vedettes du film, m'a montré leur maison, le lieu du tournage, ce qui m'a permis de mieux comprendre son regard. Les rôles étaient simples et se mariaient pour créer quelque chose de très beau et d'unique. En tant que réalisateur, Aza a sa propre voix. En tant que producteur, je peux me fier à sa vision des choses."
Il a fallu encore un an pour que Jacobs ait un scénario terminé à présenter à ses producteurs. “Ça semblait très honnête, même si c'était très différent du travail précédent d'Aza. J'ai entendu sa voix au fil des pages et ai tout de suite vu que ce serait son prochain film” dit Orlovsky. La réaction de Dickey une fois le scénario terminé a été forte et immédiate. “Les dialogues de Patrick Dewitt étaient sans concession et directs, ils sortaient naturellement de la bouche des acteurs", précise t-elle. “Le point culminant de l'histoire est une scène qui, rétrospectivement, montre ce vers quoi on s’orientait depuis le début. Il s'agit de la manière insensée dont les adolescents prennent des décisions, en suivant leur propre logique et en allant trop loin. C'est un âge où faire des expériences signifie se sentir vivant. Le fait d'être sur le fil du rasoir me semblait juste."
Orlovsky fait alors intervenir les producteurs Lynette Howell et Hunter Gray, avec qui il avait travaillé sur le film HALF NELSON. “J'avais rencontré Aza alors que nous donnions tous les deux des cours aux Sundance Labs et j'étais vraiment fan de MOMMA’S MAN, explique Howell. “Après l'avoir écouté décrire sa façon de travailler comme réalisateur, j'ai eu envie de trouver un projet de collaboration." “En tant que productrice, j'essaie toujours d'aider le réalisateur à concrétiser sa vision des choses", poursuit-elle. “Cette approche nécessite que le réalisateur soit vraiment capable de diriger un film, d'être un véritable auteur et Aza possède ces qualités. Il n'a pas peur d'essayer des choses nouvelles et audacieuses et c'est en cela que son travail se distingue. Il sait exactement ce qu'il veut, collabore énormément et s'entoure de gens qu'il respecte et écoute." Howell décide donc que TERRI sera le projet parfait pour entamer une relation professionnelle avec Jacobs. “Le film porte vraiment un regard unique et honnête sur l'expérience du lycée," dit-elle. “Le thème est adulte, mais le jeune public peut le comprendre et l’apprécier. TERRI porte un regard audacieux tout en abordant le défi de la différence dans la société d'aujourd'hui. Lorsque nous avons rencontré Alison, il a tout de suite été clair que nous avions tous les quatre la même approche de la manière de filmer," explique la productrice. "Il faut vraiment toute une armée pour faire un film, surtout un film indépendant."
TERRI est peuplé de personnages qui sonnent juste, mais Jacobs affirme qu'il ne s'est pas inspiré de ses véritables expériences de lycée. Il ne s'attribue pas non plus le mérite d'avoir insufflé la vie aux protagonistes. “La vérité provient du travail des autres", déclare Jacobs. "Elle vient des mots écrits par Patrick et de la performance des acteurs. Je n'y serais pas arrivé sans eux." Même si son éducation dans le milieu intellectuel de New York est éloignée du monde isolé où habite Terri, Jacobs dit qu'il ressent un lien personnel puissant avec cet univers. “Le film évoque l'adolescence d'une façon très reconnaissable pour moi", dit Jacobs. “Le défi consistait à cerner cet univers d'une façon spécifique et ancrée dans ma vision des choses. Chaque jour sur le tournage, je me demandais : est-ce que le ton sonne juste ? Est-ce que ça semble familier, même si je n'ai encore jamais vécu ça ?" Dickey affirme qu'elle a toujours été persuadée que Jacobs trouverait un moyen de s'approprier cet univers. “Je ne veux pas dire que le processus de réalisation de TERRI s'est fait par enchantement,” explique-t-elle. “Mais, de la première rencontre avec Aza, jusqu'au dernier jour de tournage, l'effort a été très concentré et tout s'est déroulé en douceur. On a eu la chance incroyable que tout se mette en place facilement. Je dis toujours en plaisantant que j'espère qu'il a apprécié parce que ça ne se reproduira plus jamais !"
Comme c'est souvent le cas pour des films indépendants, le financement n'a pas été simple. “Les deux piliers ont été Hunter Gray et Tyler Brodie de Verisimilitude et les gens d'ATO, qui ont préacheté les droits pour l'Amérique du Nord", dit Orlovsky. “Sarah Lash, responsable des acquisitions chez ATO, s'était chargée de la vente de MOMMA’S MAN au Festival du Film de Sundance en 2008 et elle a toute confiance en Aza.
Lorsque John C. Reilly a accepté d'incarner le proviseur adjoint Fitzgerald, ils ont pu faire une offre, ce qui nous garantissait une sortie en salles et donnait confiance aux autres investisseurs pour parier sur ce film." Mais tout n'était pas réglé pour autant. Le créneau de tournage étant restreint, il fallait réunir rapidement le reste des fonds nécessaires. “La disponibilité de John était limitée et on devait tourner pendant l'été pour avoir un maximum d'heures de tournage avec les adolescents", déclare Dickey. “Soudain, c'était juillet ou rien ! On sentait que si on ne tournait pas dans ce créneau, ce serait très dur de monter le projet et de le relancer l'année suivante. On devait commencer à préparer le film, trouver les acteurs et les lieux de tournage avec des moyens limités avant d'avoir le financement dans son intégralité pour pouvoir être prêts pour juillet." Une fois certains fonds acquis, l'équipe a postulé pour une subvention de l'Etat de Californie mise en place pour soutenir l'industrie du cinéma. C'était risqué parce que l'argent est en général déjà distribué au cours des premiers mois de l'année. Mais une annulation de dernière minute a ouvert un créneau pour TERRI. “C'était un petit miracle et un vrai coup de chance", affirme Dickey. “L'énergie s'est accumulée et de nouveaux investisseurs se sont lancés dans l'aventure." Une histoire reposant sur un personnage d'adolescent exclu dans une petite ville peut sembler risquée, admet Dickey. “L'histoire ne dispose pas d'événements repères notables. En général, ce n'est pas facile à vendre. Il faut savoir faire la différence entre rester fidèle aux éléments obscurs de l'histoire et les équilibrer dans l'espoir d'un résultat réussi." Alison Dickey rend hommage à la détermination de Jacobs, à son engagement et son talent pour garder le film sur ses rails. “L’un des plus grands talents de réalisateur d’Aza, c’est qu’il sait ce qu'il veut et qu’il fait tout pour l'obtenir de la façon la plus élégante qui soit."
TERRI, le nouveau film de Jacobs, s'inspire d'une série de nouvelles liées les unes aux autres et écrites par Patrick Dewitt. Jacobs s'est rendu compte qu'il y avait un personnage qu'il ne pouvait pas chasser de son esprit : un lycéen radicalement différent de ses camarades et découvrant la vie. “Une des nouvelles parle de Terri et j'ai pensé que je pouvais raconter cette histoire" dit-il. Même si je suis issu du cinéma indépendant, les histoires hollywoodiennes des années 80 sur l'entrée dans l'âge adulte ont aussi eu un fort impact sur mon parcours de réalisateur, que j'aie connu ces problèmes ou pas." Jacobs demande de l'aide à la productrice Alison Dickey pour que deWitt développe la nouvelle en un véritable scénario. Le réalisateur rencontre Dickey pour la première fois peu après la fin de ses études universitaires, lorsque son court-métrage KIRK AND KERRY remporte le Grand Prix du Jury du Meilleur Court-métrage Dramatique au Festival du Film de Slamdance en 1997. “On aurait dit que tout agent ou représentant de studio à Hollywood voulait voir ce film semi-expérimental et semi-narratif de 26 minutes", dit Jacobs. “J'ai envoyé des copies à tous ceux qui en demandaient, ce qui représentait un certain coût. Une des rares personnes à m'avoir répondu est Alison Dickey. Sa lettre m'était donc particulièrement précieuse. Je suis resté en contact avec Alison. Elle est venue à mes avant-premières. On espérait pouvoir trouver le bon projet pour travailler ensemble." Dickey commence à suivre le travail du réalisateur et assiste aux festivals où ses films sont présentés. “J'ai aimé le voir mûrir en tant que réalisateur", dit-elle. "Aza est un metteur en scène sympa, incroyablement gentil et ouvert qui sait rester réaliste. Il a un goût sûr, d'excellentes intuitions et est très honnête quant à ses sentiments." Lorsque Dickey découvre MOMMA’S MAN au Festival de Sundance en 2008, elle reconnaît dans le travail d’Azazel un talent exceptionnel de réalisateur, un film extrêmement personnel et très assuré. Elle organise alors un autre rendez-vous avec Jacobs, qui lui présente un extrait du manuscrit de Patrick Dewitt. “Aza voulait en faire un film", dit-elle. “Il me l'a fait lire et je me souviens avoir pensé deux choses. Primo, qui est cet auteur d'exception ? Et deuzio : il faut absolument que je fasse ce film." “J'ai adoré le monologue intérieur du personnage de Terri, son regard à la fois incroyablement mature et innocent sur le monde", poursuit-elle. “Il y avait une vraie sensibilité sur la façon dont les adolescents communiquent aujourd'hui."
Grâce au financement de David Guy Levy de Periscope Entertainment, deWitt et Jacobs ont façonné une histoire de passage à l'âge adulte touchante et non conventionnelle. Jacobs a également donné le manuscrit à Alex Orlovsky, un des producteurs de MOMMA’S MAN. “Je l'ai lu et je lui ai dit que je ne voyais pas comment il pouvait être adapté à l'écran," affirme Orlovsky. “A vrai dire, c'était aussi ma première réaction pour MOMMA’S MAN. Je l'ai lu sans trop m'attarder, je trouvais qu'il n'y avait pas vraiment matière à développer. Puis Aza m'a présenté ses parents, les vedettes du film, m'a montré leur maison, le lieu du tournage, ce qui m'a permis de mieux comprendre son regard. Les rôles étaient simples et se mariaient pour créer quelque chose de très beau et d'unique. En tant que réalisateur, Aza a sa propre voix. En tant que producteur, je peux me fier à sa vision des choses."
Il a fallu encore un an pour que Jacobs ait un scénario terminé à présenter à ses producteurs. “Ça semblait très honnête, même si c'était très différent du travail précédent d'Aza. J'ai entendu sa voix au fil des pages et ai tout de suite vu que ce serait son prochain film” dit Orlovsky. La réaction de Dickey une fois le scénario terminé a été forte et immédiate. “Les dialogues de Patrick Dewitt étaient sans concession et directs, ils sortaient naturellement de la bouche des acteurs", précise t-elle. “Le point culminant de l'histoire est une scène qui, rétrospectivement, montre ce vers quoi on s’orientait depuis le début. Il s'agit de la manière insensée dont les adolescents prennent des décisions, en suivant leur propre logique et en allant trop loin. C'est un âge où faire des expériences signifie se sentir vivant. Le fait d'être sur le fil du rasoir me semblait juste."
Orlovsky fait alors intervenir les producteurs Lynette Howell et Hunter Gray, avec qui il avait travaillé sur le film HALF NELSON. “J'avais rencontré Aza alors que nous donnions tous les deux des cours aux Sundance Labs et j'étais vraiment fan de MOMMA’S MAN, explique Howell. “Après l'avoir écouté décrire sa façon de travailler comme réalisateur, j'ai eu envie de trouver un projet de collaboration." “En tant que productrice, j'essaie toujours d'aider le réalisateur à concrétiser sa vision des choses", poursuit-elle. “Cette approche nécessite que le réalisateur soit vraiment capable de diriger un film, d'être un véritable auteur et Aza possède ces qualités. Il n'a pas peur d'essayer des choses nouvelles et audacieuses et c'est en cela que son travail se distingue. Il sait exactement ce qu'il veut, collabore énormément et s'entoure de gens qu'il respecte et écoute." Howell décide donc que TERRI sera le projet parfait pour entamer une relation professionnelle avec Jacobs. “Le film porte vraiment un regard unique et honnête sur l'expérience du lycée," dit-elle. “Le thème est adulte, mais le jeune public peut le comprendre et l’apprécier. TERRI porte un regard audacieux tout en abordant le défi de la différence dans la société d'aujourd'hui. Lorsque nous avons rencontré Alison, il a tout de suite été clair que nous avions tous les quatre la même approche de la manière de filmer," explique la productrice. "Il faut vraiment toute une armée pour faire un film, surtout un film indépendant."
TERRI est peuplé de personnages qui sonnent juste, mais Jacobs affirme qu'il ne s'est pas inspiré de ses véritables expériences de lycée. Il ne s'attribue pas non plus le mérite d'avoir insufflé la vie aux protagonistes. “La vérité provient du travail des autres", déclare Jacobs. "Elle vient des mots écrits par Patrick et de la performance des acteurs. Je n'y serais pas arrivé sans eux." Même si son éducation dans le milieu intellectuel de New York est éloignée du monde isolé où habite Terri, Jacobs dit qu'il ressent un lien personnel puissant avec cet univers. “Le film évoque l'adolescence d'une façon très reconnaissable pour moi", dit Jacobs. “Le défi consistait à cerner cet univers d'une façon spécifique et ancrée dans ma vision des choses. Chaque jour sur le tournage, je me demandais : est-ce que le ton sonne juste ? Est-ce que ça semble familier, même si je n'ai encore jamais vécu ça ?" Dickey affirme qu'elle a toujours été persuadée que Jacobs trouverait un moyen de s'approprier cet univers. “Je ne veux pas dire que le processus de réalisation de TERRI s'est fait par enchantement,” explique-t-elle. “Mais, de la première rencontre avec Aza, jusqu'au dernier jour de tournage, l'effort a été très concentré et tout s'est déroulé en douceur. On a eu la chance incroyable que tout se mette en place facilement. Je dis toujours en plaisantant que j'espère qu'il a apprécié parce que ça ne se reproduira plus jamais !"
Comme c'est souvent le cas pour des films indépendants, le financement n'a pas été simple. “Les deux piliers ont été Hunter Gray et Tyler Brodie de Verisimilitude et les gens d'ATO, qui ont préacheté les droits pour l'Amérique du Nord", dit Orlovsky. “Sarah Lash, responsable des acquisitions chez ATO, s'était chargée de la vente de MOMMA’S MAN au Festival du Film de Sundance en 2008 et elle a toute confiance en Aza.
Lorsque John C. Reilly a accepté d'incarner le proviseur adjoint Fitzgerald, ils ont pu faire une offre, ce qui nous garantissait une sortie en salles et donnait confiance aux autres investisseurs pour parier sur ce film." Mais tout n'était pas réglé pour autant. Le créneau de tournage étant restreint, il fallait réunir rapidement le reste des fonds nécessaires. “La disponibilité de John était limitée et on devait tourner pendant l'été pour avoir un maximum d'heures de tournage avec les adolescents", déclare Dickey. “Soudain, c'était juillet ou rien ! On sentait que si on ne tournait pas dans ce créneau, ce serait très dur de monter le projet et de le relancer l'année suivante. On devait commencer à préparer le film, trouver les acteurs et les lieux de tournage avec des moyens limités avant d'avoir le financement dans son intégralité pour pouvoir être prêts pour juillet." Une fois certains fonds acquis, l'équipe a postulé pour une subvention de l'Etat de Californie mise en place pour soutenir l'industrie du cinéma. C'était risqué parce que l'argent est en général déjà distribué au cours des premiers mois de l'année. Mais une annulation de dernière minute a ouvert un créneau pour TERRI. “C'était un petit miracle et un vrai coup de chance", affirme Dickey. “L'énergie s'est accumulée et de nouveaux investisseurs se sont lancés dans l'aventure." Une histoire reposant sur un personnage d'adolescent exclu dans une petite ville peut sembler risquée, admet Dickey. “L'histoire ne dispose pas d'événements repères notables. En général, ce n'est pas facile à vendre. Il faut savoir faire la différence entre rester fidèle aux éléments obscurs de l'histoire et les équilibrer dans l'espoir d'un résultat réussi." Alison Dickey rend hommage à la détermination de Jacobs, à son engagement et son talent pour garder le film sur ses rails. “L’un des plus grands talents de réalisateur d’Aza, c’est qu’il sait ce qu'il veut et qu’il fait tout pour l'obtenir de la façon la plus élégante qui soit."
Le Casting
L'équipe du film savait qu'une bonne distribution était essentielle au portrait nuancé du dilemme du protagoniste. "On devait bâtir cet univers avec précaution, pièce par pièce", dit Dickey. “Il fallait qu'on mette en place la meilleure combinaison possible d'acteurs pour saisir le ton, la sensibilité et l'humour du scénario."
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